HOMOSEXUALITE, HOMOPHOBIE

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ou joignez SOS HOMOPHIE  : 0 810  108 135    http://www.sos-homophobie.org      OU SOS à caen :sos-caen@sos-homophobie.org

 
 
 
 
 
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L’association Le Refuge, créée à Montpellier en 2003, qui propose un accompagnement psychologique et social et un hébergement spécifique en appartements-relais pour les jeunes gays et lesbiennes, vient de lancer un « manifeste des élus contre l’homophobie ».

En signant le formulaire

disponible sur le site de l’association, l’élu-e s’engage à « sensibiliser les citoyens sur la nécessité d’une politique de prévention du mal-être des jeunes victimes d’homophobie, au regard des statistiques de santé publique relatives au suicide des jeunes homosexuels » et à « mettre en œuvre des actions concrètes de prévention et de lutte contre l’homophobie en concertation avec les acteurs de terrain, et ce, sur la durée de [son] mandat ».

 

L’association précise que les noms des premiers signataires de ce manifeste national seront dévoilés lors de la journée mondiale de la prévention du suicide du 10 septembre prochain.

 

Rappelons que la députée européenne Corinne Lepage (MoDem), en visite dans les locaux du Refuge à Montpellier le 6 août dernier, a apporté son soutien à l’association










UN PEU D'HISTOIRE FRANCAISE :

( Source : association "les oubliés de la mémoire)

1789, Révolution Française, abandon de la répression pénale de l'homosexualité.


Napoléon Bonaparte alors Premier Consul de la République française, qui avait seul l'initiative des lois, charge le 13 août 1800 une commission de quatre membres (Tronchet, Bigot de Preameneu, Portalis et Maleville) de préparer un projet de code. Le code civil du 21 mars 1804 ou "Code Napoléon", inscrit la majorité sexuelle comme source de discrimination : elle est fixée à 15 ans pour les hétérosexuels et à 18 pour les homosexuels. Et la notion d'"atteinte publique à la pudeur" présente dans le code est souvent utilisée pour réprimer l'homosexualité

La loi du 31 juillet 1920 réprimant la provocation à l'avortement et à la propagande anticonceptionnelle (c'est là que sont ciblés les gais : prôner des rapports sexuels qui n'induisent pas la procréation, c'est anticonceptionnel)interdit toute propagande dans ce domaine et la loi du 27 mars 1923 modifiant les dispositions de l'article 317 du code pénal sur l'avortement, transforme le crime en délit, dans l'espoir d'une sévérité plus grande des juges professionnels. Parallèlement, les services de police renforcèrent leur surveillance des mœurs. Les fichiers ainsi constitués, seront remis aux nouvelles autorités nationales-socialistes dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle et ainsi ont constitué la base de centaines de persécutions et de déportations d'homosexuels.

17 juin 1940, l'Alsace est occupée par les forces du IIIe Reich (Colmar le 17 juin, Mulhouse le 18 et Strasbourg le 19). Dès les premières semaines de l'invasion la Gestapo arrêtera à l'aide des fichiers de la Police française, et déportera au titre du motif Paragraphe 175 (Code pénal allemand de 1871 interdisant les relations sexuelles entre hommes.), 210 homosexuelles (en l'état des documents d'archives qui ont pu être consulté) : 206 personnes résidantes dans les trois départements annexés du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de Moselle et 4 personnes étaient des Français d'autres départements, volontaires pour le STO, arrêtés en Allemagne. (Ainsi, au bout de quatre années de recherches historiques, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation peut affirmer que la déportation pour motif officiel avancé d'homosexualité a bien existé pour un nombre relativement peu important de personnes (210 sur 161 000 environ), et que parmi les personnes concernées certaines ont bien été envoyées dans des camps et y sont mortes).

Sous De Gaulle, le 18 juillet 1960, l'amendement du député UNR de la Moselle, Paul Mirguet, classe l'homosexualité "fléau social" et donne au gouvernement le droit de légiférer par décret pour la combattre (4° de l'article unique de la loi n° 60-773 du 30 juillet 1960 autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, les mesures nécessaires pour lutter contre les fléaux sociaux).

La France en 1968, adopte la classification de l'OMS(organisation mondiale de la santé) classant l'homosexualité dans les maladies mentales. Cette classification O.M.S sera prise en compte  jusqu'en 1981 en france et en 1993 retirée définitivement  des textes O.M.S.

François Mitterrand se prononce clairement en faveur de l'abrogation des discriminations légales : "Il n'y a pas de raison de juger le choix de chacun qui doit être respecté, aucune discrimination ne doit être faite en raison de la nature des mœurs. J'en ai pris la responsabilité" (Choisir du 28 avril 1980).

Mai 1981, l'élection à la présidence de la République de François Mitterrand conduit donc la nouvelle majorité à adopter successivement deux projets de loi, présentés par M. Robert Badinter, ministre de la justice, tendant à rendre effectifs les engagements pris. La loi n° 81-736 du 4 août 1981 portant amnistie concerne à la fois les outrages publics à la pudeur aggravés pour homosexualité (article 330, alinéa 2 du code pénal) et les actes contre nature avec un mineur de dix-huit ans (article 331, alinéa 3).
Le Garde des sceaux, M. Robert Badinter, souligne que "l'Assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l'arbitraire, l'intolérance, le fanatisme ou le racisme, a constamment pratiqué la chasse à l'homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatibles avec les principes d'un grand pays de liberté comme le nôtre. Il n'est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels, comme à tous ses autres citoyens dans tant d'autres domaines. La discrimination, la flétrissure qu'implique à leur égard l'existence d'une infraction particulière d'homosexualité les atteint - nous atteint tous - à travers une loi qui exprime l'idéologie, la pesanteur d'une époque odieuse de notre histoire ".

MERCI TONTON!!!!! Des générations se sont battues pour des droits, la lutte n'est pas finie..



Un tour du Monde de l'immonde  :
Là où la diffèrence est un délit.


Au niveau mondial, le premier constat est catastrophique. 80 pays sur les 200 (soit 40%!) qui sont reconnus au sein de l'ONU criminalisent encore l'homosexualité, beaucoup d'autres la condamnent indirectement et certains l'utilisent pour exercer des pressions politiques.

Il y a encore une dizaine de pays où l'homosexualité est passible de la peine capitale. Il s'agit de pays qui appliquent sans discernement la charia : Afghanistan, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Iran, Mauritanie, Pakistan, Soudan, Tchétchénie et Yémen. Dans trois de ces pays, il y a eu récemment des exécutions pour cause d'homosexualité (Afghanistan, Arabie et Iran).

Dans de nombreux autres pays, la prison, avec parfois de longues peines, est le régime réservé aux gays.

 

La Bosnie, la Yougoslavie et l'Arménie pénalisent encore l'homosexualité. Elle est encore pourchassée de manière indirecte dans de nombreux pays issus de l'ancien bloc communiste et en Turquie. Généralement, les forces de l'ordre de ces pays sont auteurs de violences et de pressions à l'encontre des gays et lesbiennes et de leurs associations. Le plus étonnant est le Liechtenstein, qui interdit aux homosexuels de se réunir et censure les publications homosexuelles.

Aux Etats-Unis, d'aucuns pensent que c'est le pays des libertés, de la liberté. D'aucuns pensent qu'y être gay ou lesbienne, c'est le paradis. C'est le règne du 1er Amendement de la Constitution, celui qui garantit les libertés individuelles.

Mais 13 Etats ont toujours dans leurs législations des "sodomy laws" qui interdisent de fait les pratiques homosexuelles, et 5 d'entre eux ne condamnent pas ce type de pratiques pour les hétérosexuels. Ces Etats incluent dans la sodomie les rapports bucco-génitaux, ce qui permet de poursuivre également les femmes. Si nous sommes étonnés d'y voir l'Arkansas, Etat du démocrate Clinton, nous ne sommes pas surpris d'y voir apparaître le Texas du républicain Bush.

 

La Jamaïque est plus tolérante avec la marijuana qu'avec les orientations sexuelles et affectives minoritaires qui risquent 10 ans d'emprisonnement. Cuba n'est pas en reste. Peut-on être révolutionnaire et homosexuel ? En Guyana, à un saut de puce de la France, on y risque la prison à vie ! Les Bahamas ne lésinent pas avec les gays. Tandis qu'à Puerto Rico (Etat associé aux Etats Unis), l'homosexualité est encore punie par la loi.

 

La situation semble moins dramatique. Mais en Argentine, les forces de l'ordre font littéralement la chasse aux gays. Tandis que le Brésil est le pays où l'on compte le plus de crimes à l'encontre des holebis et transgenres. A peine 10% de ces meurtres donnent lieu à l'ouverture d'une enquête policière et 4% aboutissent à une condamnation.

 

Comme la Turquie, Israël ne condamne pas directement les homosexuel-le-s, mais ils sont poursuivis dans un cas pour indécence et dans l'autre pour outrage aux mœurs. Dans tous les autres pays, l'homosexualité est réprimée.

Dans cette région, on ne compte plus les cas de flagellations de 60 à 2000 coups de fouet, d'emprisonnement, de lapidation voire de décapitation !

 

En Inde, l'article 377 du code pénal stipule que l'on peut être arrêté sur-le-champ si on est homosexuel. Les gays sont victimes de chantage, les lesbiennes réduites au silence et les transsexuels harcelés. Les pays voisins du sous-continent ne sont pas plus tolérants.

En Chine, Taïwan, Corée, Cambodge, Vietnam et Philippines, le code pénal est muet, mais la communauté gaye et lesbienne est fréquemment l'objet de pressions et de répressions policières.


Seuls les Sud-Africains bénéficient d'une protection maximale garantie par la Constitution. Ce pays accorde d'ailleurs le statut de réfugié aux homosexuel-le-s opprimés (droit garanti par le même texte).

Au Zimbabwe, la loi contre la sodomie a servi le président Mugabe, qui a pu éliminer son rival politique. Dans les pays africains, les peines vont de la simple amende au châtiment suprême.

 
 

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