Le Garde des sceaux, M. Robert Badinter, souligne que "l'Assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l'arbitraire, l'intolérance, le fanatisme ou le racisme, a constamment pratiqué la chasse à l'homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatibles avec les principes d'un grand pays de liberté comme le nôtre. Il n'est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels, comme à tous ses autres citoyens dans tant d'autres domaines. La discrimination, la flétrissure qu'implique à leur égard l'existence d'une infraction particulière d'homosexualité les atteint - nous atteint tous - à travers une loi qui exprime l'idéologie, la pesanteur d'une époque odieuse de notre histoire ".
MERCI TONTON!!!!! Des générations se sont battues pour des droits, la lutte n'est pas finie..
Un tour du Monde de l'immonde :
Là où la diffèrence est un délit.
Au niveau mondial, le premier constat est catastrophique. 80 pays sur les 200 (soit 40%!) qui sont reconnus au sein de l'ONU criminalisent encore l'homosexualité, beaucoup d'autres la condamnent indirectement et certains l'utilisent pour exercer des pressions politiques.
Il y a encore une dizaine de pays où l'homosexualité est passible de la peine capitale. Il s'agit de pays qui appliquent sans discernement la charia : Afghanistan, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Iran, Mauritanie, Pakistan, Soudan, Tchétchénie et Yémen. Dans trois de ces pays, il y a eu récemment des exécutions pour cause d'homosexualité (Afghanistan, Arabie et Iran).
Dans de nombreux autres pays, la prison, avec parfois de longues peines, est le régime réservé aux gays.
La Bosnie, la Yougoslavie et l'Arménie pénalisent encore l'homosexualité. Elle est encore pourchassée de manière indirecte dans de nombreux pays issus de l'ancien bloc communiste et en Turquie. Généralement, les forces de l'ordre de ces pays sont auteurs de violences et de pressions à l'encontre des gays et lesbiennes et de leurs associations. Le plus étonnant est le Liechtenstein, qui interdit aux homosexuels de se réunir et censure les publications homosexuelles.
Aux Etats-Unis, d'aucuns pensent que c'est le pays des libertés, de la liberté. D'aucuns pensent qu'y être gay ou lesbienne, c'est le paradis. C'est le règne du 1er Amendement de la Constitution, celui qui garantit les libertés individuelles.
Mais 13 Etats ont toujours dans leurs législations des "sodomy laws" qui interdisent de fait les pratiques homosexuelles, et 5 d'entre eux ne condamnent pas ce type de pratiques pour les hétérosexuels. Ces Etats incluent dans la sodomie les rapports bucco-génitaux, ce qui permet de poursuivre également les femmes. Si nous sommes étonnés d'y voir l'Arkansas, Etat du démocrate Clinton, nous ne sommes pas surpris d'y voir apparaître le Texas du républicain Bush.
La Jamaïque est plus tolérante avec la marijuana qu'avec les orientations sexuelles et affectives minoritaires qui risquent 10 ans d'emprisonnement. Cuba n'est pas en reste. Peut-on être révolutionnaire et homosexuel ? En Guyana, à un saut de puce de la France, on y risque la prison à vie ! Les Bahamas ne lésinent pas avec les gays. Tandis qu'à Puerto Rico (Etat associé aux Etats Unis), l'homosexualité est encore punie par la loi.
La situation semble moins dramatique. Mais en Argentine, les forces de l'ordre font littéralement la chasse aux gays. Tandis que le Brésil est le pays où l'on compte le plus de crimes à l'encontre des holebis et transgenres. A peine 10% de ces meurtres donnent lieu à l'ouverture d'une enquête policière et 4% aboutissent à une condamnation.
Comme la Turquie, Israël ne condamne pas directement les homosexuel-le-s, mais ils sont poursuivis dans un cas pour indécence et dans l'autre pour outrage aux mœurs. Dans tous les autres pays, l'homosexualité est réprimée.
Dans cette région, on ne compte plus les cas de flagellations de 60 à 2000 coups de fouet, d'emprisonnement, de lapidation voire de décapitation !
En Inde, l'article 377 du code pénal stipule que l'on peut être arrêté sur-le-champ si on est homosexuel. Les gays sont victimes de chantage, les lesbiennes réduites au silence et les transsexuels harcelés. Les pays voisins du sous-continent ne sont pas plus tolérants.
En Chine, Taïwan, Corée, Cambodge, Vietnam et Philippines, le code pénal est muet, mais la communauté gaye et lesbienne est fréquemment l'objet de pressions et de répressions policières.
Seuls les Sud-Africains bénéficient d'une protection maximale garantie par la Constitution. Ce pays accorde d'ailleurs le statut de réfugié aux homosexuel-le-s opprimés (droit garanti par le même texte).
Au Zimbabwe, la loi contre la sodomie a servi le président Mugabe, qui a pu éliminer son rival politique. Dans les pays africains, les peines vont de la simple amende au châtiment suprême.